Prochains numéros

n° 18 - mai 2016 - Circulations publicitaires de la littérature - s. dir. Myriam BOUCHARENC, Laurence GUELLEC & David MARTENS

Que s’est-il joué, du XIXe siècle à nos jours, dans la médiation marchande de et par la littérature, l’intégration de ses symboles et de ses emblèmes dans les univers de marques, les détournements tactiques de l’imaginaire lettré par la stratégie des désirs, dans cette circulation publicitaire des textes, des citations, des références, des formes littéraires, des figures d’écrivain et de leurs « signatures » ? Le devenir enseigne, imagerie, prospectus ou slogan de la littérature s’inscrit dans une histoire longue qui a vu, depuis 1830, l’industrialisation de la littérature et le développement de la publicité, la question se jouer sur le mode de la « blague » dans l’arène du journal, croiser avec l’illustration et la photographie la problématique de la mise en image (de l’écrivain, de la fable, de la scène romanesque) ou encore se formuler dans la provocante équation cendrarsienne, « Publicité = Poésie ».

n° 19 - novembre 2016 - Pseudo-traduction : enjeux métafictionnels - s. dir. Tom TOREMANS & Beatrijs VANACKER

Ce numéro se propose d'examiner les valeurs auto-réflexives et métafictionnelles de la pseudo-traduction, pratique textuelle par définition mimétique à la faveur de laquuelle des écrits originaux sont présentés comme des traductions pour diverses raisons. Élaborées suivant une esthétique de l'imitation, les pseudo-traductions présupposent une fonction critique et commentative à l'égard de la production littéraire (tant originale que traduite) d'une certaine époque. L'imposture étant souvent construite de toutes pièces par un discours paratextuel circonstancé, celui-ci ne manque pas de marquer le caractère codé de la traduction à proprement parler et invite ainsi à questionner les attendus et les présupposés sous-jacents de cette pratique d'écriture. Mais il s'agit également de rendre compte des processus diégétiques à travers lesquels ce type de textes interroge, dans la diégèse même, les présupposés de la fiction en général et de la pseudo-traduction plus spécifiquement, dans ses modalités génériques, institutionnelles, ou autres. En raison de la nature transculturelle des pseudo-traductions - elles impliquent un transfert culturel (imaginaire à tout le moins) - ce numéro rassemblera des études de cas portant sur des contextes culturels et historiques diversifiés.

Ce numéro a pour ambition d’examiner le devenir de la littérature lorsqu’elle se fait objet de musée. Il s’agira de proposer une première cartographie des enjeux soulevés par la muséalisation de la littérature aux xixe et xxe siècles, tant en termes de discours que de pratiques, en étudiant les modalités d’un processus, entendu comme une l’opération tendant à intégrer un objet – en l’occurrence la littérature – dans un espace – le musée – étranger à son milieu culturel coutumier. Un tel phénomène engage la rencontre de deux domaines, ainsi que celle des agents de ces deux domaines, déterminés dans leurs interactions par des finalités propres, qui affectent le statut de la littérature et supposent la mise en forme de constructions spécifiques au sein de l’espace muséal.